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Dimanche 27 mai 2007
Je ne sais plus si j'en ai parlé, mais mon corps ne me suit plus.

Depuis maintenant 5 mois, j'ai très souvent, pour ne pas dire tous les jours, des nausées = "ça". Ah ces fameuses envies de vomir !!!

Juste une "petite" réaction au long travail sur moi-même que j'entreprends...

Il y a quelque chose qui crée "ça". Je n'arrive pas à savoir quoi ! Qu'est-ce qui me bloque comme ça ? Depuis le temps, mais qu'est-ce que ça peut bien être ???

Ce mal-être physique traduit mon mal-être psychologique, et je n'en peux plus !

Ma thérapie n'avance pas à cause de ce blocage !

Et autant vous dire que quand physiquement ça ne va pas, psychologiquement on a du mal à avancer !

Je suis à "fleur de peau".

Un rien m'énerve !

Par exemple, je n'arrivais pas à replier le canapé lit, je m'énerve, je me sens mal, nausée, je suis obligée de m'allonger une partie de l'après-midi. Ma voisine fait aller sa musique un peu fort, ça résonne dans la chambre, énervement, nausée, etc...
Un cercle vicieux...

Se gâcher une journée pour des "conneries" !!

Même le fait de pleurer me donne la nausée...

Si seulement "ça" pouvait se calmer, me laisser en paix pour que je puisse réfléchir au blocage, à ce qui ne va pas !

J'en ai marre ! "Ca", laisse moi en paix !!!
Par ketai - Publié dans : Ma sexothérapie
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Dimanche 27 mai 2007
Par cette petite note, je tenais simplement à dire merci aux personnes qui ont laissé, qui me laisseront des commentaires ou qui me lisent.

En créant ce journal intime, je ne pensais même pas être lue, d'ailleurs ce n'était pas le but.

Et pour répondre à la question qui m'a été posée, j'ai 27 ans.

Merci.
Par ketai
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Samedi 21 avril 2007

Moi, qui suis-je ?

 

Je ne saurai même pas me définir, si ce n'est que par la critique.

 

Alors, qui suis-je ?

 

Déjà, je me dégoûte. Je ne m'aime pas. Je me trouve moche, trop grosse, trop émotive, trop sensible, trop stupide... Je me trouve de trop !

 

Je ne supporte plus ce qui m'entoure, ceux qui m'entourent...

 

Suis-je devenue asociable ou l'ai-je toujours été ?

 

Je ne parle à personne. Je n'ai pas d'ami(e)(s), je ne suis pas mariée, mais je ne suis pas célibataire, et même lui je ne le supporte plus...

Ma famille, je ne la supporte plus...

 

Je voudrais aller me terrer dans un trou et ne plus jamais en sortir. Ne plus affronter ce dégoût de ma personne.

 

Je suis nulle, ma vie est nulle, ma vie sera nulle et même au-delà ce sera nul !

 

Qui suis-je ? Qui est-ce ? Personne...

Par ketai - Publié dans : Ma sexothérapie
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Jeudi 19 avril 2007

TCA

Je pense souffrir de TCA...

 

Je ne saurais pas dire quoi, je ne connais pas beaucoup de choses aux troubles du comportement alimentaire. Je ne suis pas boulimique, pas anorexique non plus.

 

Ce soir, par exemple...

 

Je ne savais pas quoi manger.

 

Depuis quelques mois, j'ai des soucis de santé.

 

En décembre, ça s'est manifesté par une hépatite. Mauvais résultat sanguin du foie.

J'ai pensé au syndrome de NASH, étant obèse...

Mais non, c'est héréditaire, et personne de ma famille n'en a souffert.

 

Je ne sais pas ce que j'ai au foie... Pour mon médecin, "c'est pas grave, revenez en mai faire une prise de sang et mangez moins gras..."

 

Ma thérapie m'a conduite à "ça".

Mon corps réagit et se bat contre moi. Je VEUX aller de l'avant, mais j'y vais à reculon avec mon corps comme barrière.

 

Donc ces problèmes de santé font que je mange moins. Beaucoup moins...

Le matin, je ne prends plus de petit-déjeuner.

Le midi, c'est très léger, je me contente d'un demi-sandwich, de petites portions, et surtout pas de sauce et autre chose grasse.

Le soir, soit je ne mange pas, soit je mange très léger.

Je suis trop mal en point pour manger... J'ai toujours des nausées, mal au ventre, et des crises de spasmophilie... Encore un truc que m'a refilé ma thérapie...

 

Ce soir, je ne savais pas quoi manger.

Mon ami est parti chercher un "américain". Ca fait tellement longtemps que je n'ai pas mangé de frites.

 

Quand il est rentré, j'en ai pris la moitié.

 

Je me suis "gavée" en culpabilisant.

Je n'ai pas "trop" mangé. La quantité était "normale" pour quelqu'un de "normal".

Le problème c'est que j'ai mangé trop vite, en me torturant l'esprit.

- "Arrêtes de manger, ça va te rendre malade".

- "J'en ai envie, c'est bon, ça fait longtemps que je n'en ai pas mangé, vite il faut que j'en profite avant que mon corps ne puisse plus continuer à avaler".

 

Je ne sais pas manger en contrôlant et surtout en écoutant ma faim, mes sensations.

 

Je culpabilise toujours.

Je ne devrais pas manger ça, sinon je serais malade. Ca n'est pas bon pour moi...

 

La culpabilité. C'est dur.

Culpabiliser de manger, c'est dur.

Culpabiliser de ne pas être "normale", c'est dur.

Culpabiliser de ne pas aller de l'avant, c'est dur.

 

La culpabilité, c'est nul !

Par ketai - Publié dans : Ma sexothérapie
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Dimanche 15 avril 2007

Je ne viens pas très souvent ici, mais c'est normal, je ne viens que lorsque j'ai besoin de me parler à moi-même...

 

Cette semaine, j'ai eu mon 16e RDV avec ma sexo.

Déjà le 16e, eh oui...

Elle m'a proposé de poursuivre les RDV, mais cette fois-ci, toutes les semaines, et non plus tous les 15 jours.

J'ai accepté, évidemment.

 

Mon but est d'aller de l'avant, si pour cela il faut rapprocher les RDV, je ne vais pas hésiter.

 

Mais j'ai un peu peur, c'est vrai.

 

J'ai peur d'évoluer trop vite, peur du changement, peur des conséquences, peur que ce soit trop d'un coup.

 

Je me fais des idées, cela suivra son cours, mais l'inconnu me terrifie.

 

Il faut que j'y arrive, je dois y arriver et j'y arriverai. L'important est qu'après ce sera mieux, tellement mieux !!

Par ketai - Publié dans : Ma sexothérapie
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Lundi 9 avril 2007

Le plaisir, un bien grand mot !

 

Sa définition : État de satisfaction
Le plaisir est le contraire de la douleur. Il correspond à un état émotionnel agréable né spontanément d'une situation donnée, de la satisfaction d'un désir ou de la perspective de cette satisfaction. Physique, psychique ou intellectuel, il concerne tous les âges et est, comme le désir, indispensable à l'équilibre d'un être humain. Son refus, conscient ou inconscient, révèle un trouble psychique.

 

 

Pour toute personne, le plaisir est plus ou moins facile, accessible, à porter de main...

Certains, même, façonnent leur vie en quête de cet état.

 

Mais lorsqu'on est dans un état de vaginisme, comment fait-on ? Dans cet état, certaines ne connaissent pas le plaisir.

Et moi ? Eh bien moi, je connais le plaisir, mais je me l'interdis. Consciemment ou inconsciemment, ça je ne sais pas. Je dirais plutôt inconsciemment, car qui s'interdit consciemment le plaisir ? Personne !! Refuser cet état de satisfaction, de béatitude. Je ne parle pas là de sexe mais de tous les plaisirs, même les plus anodins.

 

D'un côté, j'ai un avantage par rapport à la majorité des "filles vaginistes" car je connais ce plaisir. Mais je ne suis pas encore prête à le voir comme un avantage, surtout en me l'interdisant.

 

Dans ma vie quotidienne, je m'interdis ce plaisir.

 

Pourquoi je me l'interdis ? Je ne sais pas. On pense que c'est parce que je ne l'ai pas connu, que dans ma famille, plus jeune, on ne se l'autorisait pas. Je n'ai pas beaucoup de souvenir de "plaisir" de jeunesse. Je ne me souviens pas de sorties en famille où l'on s'est amusé, de moment particulier où l'on a ri. Non, je ne m'en souvient pas.

Est-ce qu'il y en a eu ? Certainement, enfin je l'espère.

De ma jeunesse avec ma famille, ce n'est pas les bons souvenirs qui me reviennent en mémoire...

 

Comment je me l'interdis ? Par beaucoup de moyens !

Quand je me sens "bien", c'est le corps qui réagit. Ca passe par tout. J'ai fait, et je fais toujours, de la colopathie fonctionnelle, de la spasmophilie, des crises d'angoisse, des migraines...

Sexuellement, je bloque ce plaisir. Mais là, je n'ai pas encore envie de m'épancher... Pas encore totalement prête à en parler certainement.

En ce moment, c'est le corps qui m'en veut de lui interdire ce plaisir. Il se venge en me donnant des nausées et des crises de spasmophilie tous les jours.

 

Ma sexo m'a demandé qu'est-ce que je pourrais vomir ? Je suis restée interloquée quelques minutes. Penser que cet état pouvait être la réaction de mes angoisses m'était totalement inimaginable. J'étais et je suis tellement mal en point physiquement que je n'arrive pas à savoir ce qui ne va pas mentalement pour me détraquer autant physiquement.

C'est, encore au jour d'aujourd'hui, une question à laquelle je n'ai aucun semblant de réponse.

Qu'est-ce que je pourrais bien vomir ? Qu'est-ce qui a si peur de sortir qu'il m'en rend malade ?

 

Je dois apprendre à me faire plaisir.

Comment ? Par tous les moyens. C'est pour aller mieux que je dois apprendre.

 

Mais même lorsque je me fais plaisir, je pense avoir un problème.

Par exemple, je dépense pas mal d'argent dans les vêtements. Ca me fait "plaisir" de m'acheter des choses pour moi, me sentir bien, me mettre en valeur.

Seulement, je vois en ça un gros problème. Comme si j'avais besoin de claquer du fric pour combler un vide. Est-ce vraiment ça ? Ou ai-je du mal à accepter ce plaisir sans rien y voir d'autre que du plaisir ?

 

Et pourquoi les vêtements ?

Ma théorie est que maintenant, j'assume peut-être...

Depuis petite, je suis "grosse". Autant dire que pour mes parents, je ne suis pas belle mais grosse.

C'est "vrai" : que faire d'un enfant gros ? D'une fille en plus...

Lui reprocher ! Evidemment, si je faisais 20 kg à l'âge de 2 ans, c'était de ma faute, pas de la leur.

Et puis j'ai grandi. Et j'ai comblé ce vide affectif par la nourriture, et j'ai donc continué à grossir. C'était encore de ma faute si j'étais grosse. Mais oui voyons ! Pourquoi avais-je besoin de m'empifrer de chocolat, de biscuit, de brioche au nutella... ?!!

Et puis, pour mon bien, on me faisait des remarques.

Mon père me disait que plus tard, je serai tellement énorme que je ne trouverais pas de boulot, je n'aurai pas d'amis et encore moins de petit copain, et que personne ne voudrait de moi.

Ma mère me disait de faire attention. Faire attention à quoi ?

Et puis, elle me comparait à ma soeur, sportive de son état et beaucoup plus mince...

Après ma période "pull, jean, jogging", je commençais à m'acheter des pulls et pantalons plus féminin, mais ça n'allait pas, parce que ma "soeur elle, elle est grande et fine, elle peut tout porter, alors que" moi...

Et puis, comme c'était elle qui payait, quand on faisait les boutiques, j'avais droit à son avis tranchant "ça te va bien, car ça t'amincit"... Comment se faire plaisir avec ça ?

 

Quand on lit dans la définition que son refus, conscient ou inconscient, révèle un trouble psychique, je dois bien avouer que j'ai un trouble psychique. Mais, comme on dit, le fait de le savoir et de l'avouer est un premier pas fait vers la guérison et le bien-être. :-)

Par ketai - Publié dans : Ma sexothérapie
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Samedi 7 avril 2007

Comme je le disais dans ma 2e note, c'est difficile de parler de soi et de quelque chose d'aussi inavouable et personnelle que sa thérapie.

 

Dans quel ordre traiter les sujets : parler de ce que je ressens ? des évènements par ordre chronologique ? de mon quotidien à travers la thérapie ?

 

Depuis que j'ai commencé ma thérapie, ma sexo m'a parlé de plein de chose, qui se produiront ou pas, ça dépend des personnes.

 

Sans prendre en compte ce qu'elle m'a dit, comment est-ce que MOI je vois cette sexothérapie ?

Eh bien, je dirai comme un renouveau, une renaissance ou une nouvelle vie. Une MOI en mieux, une MOI qui n'a plus peur, qui assume, qui aurait grandi. Une MOI qui ferait plus de chose pour MOI.

Ca paraît un peu trop narcissique, mais après tout, cette démarche je la fais pour moi et c'est MOI (et nous) qui en retirera toutes les conséquences positives à la fin.

 

Pourquoi ai-je choisi de la commencer si tardivement, pourquoi maintenant et pas avant ou après ? Je ne sais pas encore, mais ce choix a un sens, c'est sûr. Il me reste à le découvrir.

Peut-être qu'à ce moment précis ou j'ai pris mon téléphone pour composer le N° et prendre ce RDV qui changera ma vie, je me suis dit que c'était maintenant qu'il fallait que ça change !! Ma plus grande peur à ce moment là était "et si elle ne peut rien faire pour moi, que ça ne "colle pas" entre nous, ou que je n'y arrive pas ? Ca serait fini ?"

 

Tout a un sens, même les rêves, mais pour nous, ça n'est que le quotidien, donc rien, et on laisse filer.

 

Est-ce que j'y arriverai ? Combien de temps ça prendra ? Est-ce que ce sera mieux après ?

Toutes ces questions ont une réponse, mais à ce stade, je ne la connais pas encore...

Par ketai - Publié dans : Ma sexothérapie
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Mercredi 4 avril 2007

Ce n'est pas facile de parler de soi, et encore moins quand on a un "problème" qui nous amène a suivre une sexothérapie.

 

Pour résumer, je souffre de vaginisme.

 

C'est une chose presqu'impossible à "avouer". Dans mon entourage, à part mon chéri (D.), personne n'est au courant.

Comment parler de cette "chose" qui ne vous rend pas "normale" aux yeux des autres.

 

D'ailleurs, être normale, qu'est-ce que ça veut dire ?

 

Pourquoi ce vaginisme ? On y travaille, avec ma sexologue.

Je pense en partie à cause de mes parents ! Ah la famille !! On ne la choisit malheureusement pas !

Je ne déteste pas mes parents, au contraire. Mais quand je pense que c'est "eux" qui m'ont conduite tout droit dans le mur, qu'est-ce que j'aimerai leur hurler ma haine !!

Leur incompréhension m'a fait mal, leur comparaison m'a fait mal, leurs reproches m'ont fait mal et surtout leur manque de démonstration d'affection m'a fait très mal !

 

Aujourd'hui, je dois essayer de tourner la page. Quelle page ? Je ne sais pas encore. Mais il faut que je devienne enfin (?) une adulte réfléchie, voire une adulte tout court.

 

Date de la première consultation : le 5 septembre 2006. Le chemin sera long, très long, mais au final ce ne sera que du bon, et je l'espère de tout coeur !

Par ketai - Publié dans : Ma sexothérapie
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Mardi 3 avril 2007

Hum, que dire pour le premier article ?...

Eh bien déjà, bonjour et bienvenue ;)

Ce blog se veut être quelque chose de simple, raconter ma vie, ma sexothérapie, moi tout simplement...

Par ketai - Publié dans : Ma vie
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